UFC-Que Choisir de l'Ain

Consommation, Environnement

86% des poissons vendus en grande surface proviennent de pêche non durable.

Cabillauds, bars, soles… la quasi-totalité des poissons préférés des Français présents sur les étals des grandes surfaces ne seraient pas issus de la pêche durable, selon une enquête de l’UFC-Que Choisir.

Le Figaro en a parlé dans ses colonnes

Des stocks sur-exploités qui risquent de s’éteindre.

Des zones de pêches pillées qui vont disparaître.

Des engins de pêche dévastateurs (chaluts de fonds).

Des consommateurs , VOUS, très ou trop mal informés.

Des politiques qui voudraient parfois vous faire croire que se sont les pêcheurs de loisirs qui participent à ce désastre.

Selon la DGCCRF : Les règles applicables à l’étiquetage des produits issus de la mer et de l’aquaculture figurent au règlement (CE) n°1379/2013 du 11 décembre 2013.

Les précisions obligatoires

Le consommateur final de produits non transformés de la pêche et de l’aquaculture doit être informé :

  • de la dénomination commerciale,

  • du nom scientifique,

  • de la méthode de production : «pêché», «pêché en eaux douces» ou «élevé»,

  • de la zone de pêche ou du pays d’élevage,

Pour les poissons d’aquaculture, le pays d’élevage correspond au pays dans lequel « le produit a atteint plus de la moitié de son poids final ou est resté plus de la moitié de la période d’élevage ».

Pour les produits pêchés en eaux douces, la mention des eaux d’origine dans le pays de provenance doit être indiquée. Les « eaux » peuvent être entendues comme le nom d’un fleuve, d’un lac, d’un étang ou d’une zone de lacs ou d’étangs.

A noter que les opérateurs peuvent indiquer une zone de capture ou de production plus précise («Huîtres élevées en France, affinées en Vendée», par exemple).

Les autres mentions obligatoires sont:

  • la catégorie de l’engin de pêche (« senne », « chalut », « filet maillant »…),

  • la mention « décongelé ». Des dérogations sont cependant permises (denrées utilisées comme ingrédient dans une salade composée, par exemple).

Ne vous privez pas de manger du poisson, c’est un très bon aliment, s’il est péché ou élevé dans des normes qui vont préserver sa qualité et la durabilité de la ressource.

Pour que nos enfants et les enfants de nos enfants, puissent encore profiter de cette ressource,

FAITE UN PREMIER GESTE

Demander, en insistant s’il le faut, à votre poissonnier s’il respecte la réglementation en vigueur en matière d’étiquetage ?

Demander lui si ses approvisionnements respectent les règles d’une pêche durable ?

C’est un premier pas, et si vous lui faites part de votre insatisfaction, en cas de réponse négative, et si nous sommes nombreux à adopter cette attitude, alors les choses évolueront, peut être, dans le bon sens.

Et si il peut répondre favorablement à toutes vos interrogations et au respect de méthodes de prélèvements durables, alors vous avez fait le choix d’un bon commerçant. N’en changez pas avant d’avoir trouver mieux.

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27 décembre 2018